Inquiétude latente face à la situation qui se présente pour la saison estivale en cours dans le urgences sanitaires. « La situation dudit service ne semble pas flatteur cet été pour le personnel des hélicoptères médicaux et des unités de soins intensifs mobiles. C’est ce qu’a déclaré samedi la Plateforme Sayago pour la défense de la santé publique.
Un de plus, et désormais au nombre de 146, des dizaines de voisins se sont à nouveau rassemblés à l'entrée du Centre de santé Bermillo pour démontrer leur soutien à la santé publique dans toute la région, dans la province et plus particulièrement dans les zones rurales. A l’heure où la population flottante atteint le double, voire le triple du nombre de résidents réguliers, les services publics sont confrontés à leur pic d’activité, notamment dans le domaine de la santé.
Ils ont ainsi fait référence aux annonces faites par les syndicats avant le pénurie de professionnels dans le transport sanitaire et les urgences extrahospitalières, ce qui a conduit à l'existence d'unités médicales d'urgence (UME) sans médecin et d'autres qui fonctionnent avec des médecins sans qualification MIR. De CCOO, ils mettent en garde contre la surcharge de travail des professionnels qui continuent à fournir le service tout en mettant en garde contre la situation critique et ils exhortent la Direction à convoquer la table sectorielle.
Lors de la lecture du manifeste, Pruden Garrote a souligné l'importance de ce service qui apporte un soutien dans des « situations extrêmes » à travers le transfert de patients gravement malades et/ou blessés, offrant ainsi un service « vital et basique » où « le temps est un allié important pour sauver des vies ».
Depuis la Plateforme, ils rappellent le rôle que joue le système de santé en Espagne comme élément de cohésion sociale et maintiennent leurs revendications traditionnelles de récupération des soins d'avant la pandémie. Ils demandent ainsi le rétablissement des consultations médicales dans toutes les villes, en prenant comme exemple Passages qui ne reçoit que des visites du service infirmier depuis des mois, la publication préalable des consultations et la suppression du système de rendez-vous. Sur ce dernier point, Sayago rappelle les propos du procureur de Castilla y León qui s'est rallié à la plateforme Tabare en soulignant que « les soins en présentiel dans ces petites villes sont parfaitement possibles sans risque de saturation du système. »