Le chef des Juntes, Carles Puigdemont, a annoncé qu'il suspendait le « négociations sur des questions sectorielles » avec le PSOE, mettant de côté tout soutien aux décrets ou lois du gouvernement, et a exigé une réunion « urgente et extraordinaire » en Suisse pour évaluer l'état du pacte d'investiture. Cela a été annoncé au Club de la Presse de la capitale belge, après une réunion avec la direction de Junts pour analyser les prochaines étapes du parti au Congrès des députés.
Lorsque Puigdemont a fixé à vendredi la rencontre avec les principaux dirigeants du parti, il l'a fait avec l'espoir que le Conseil du Congrès aurait déjà décidé de traiter ou non la proposition non législative sur le question de confiance Pedro Sánchez. En décembre, l'ancien président avait déjà annoncé que ne pas autoriser ce débat, alors qu'il appartient exclusivement au président du gouvernement de se soumettre à une question de confiance, pourrait avoir des « conséquences irréversibles » pour le pouvoir législatif, et il a également demandé à son parti d'être « préparé » à toute « éventualité ».
Cependant, après les derniers avertissements des rangs post-convergents et face au risque d'échec des négociations par Junts, le PSOE a décidé de gagner du temps et de reporter la décision du Conseil du Congrès.
Ceux de Puigdemont dressent un bilan clairement négatif du respect du pacte d'investiture avec le PSOE un an et deux mois après la conclusion de l'accord.
Au-delà du traitement de la proposition sur la question de la confiance, les post-convergents demandent que le transfert des pouvoirs en matière d'immigrationque Sánchez s'implique directement dans le statut officiel du catalan en Europe et qu'une rencontre ait enfin lieu entre le président du gouvernement et Puigdemont, ce qui, selon Junts, signifierait lui donner un « amnistie politique » pour son leaderquelle que soit l’application de la loi d’amnistie par les tribunaux.