Le Real Madrid a souffert ce mardi en battant l'Asvel Villeurbanne (69-80), dans un match dans lequel les Blancs, menés pendant pratiquement tout le match, ont réagi avec un score de 8-24 dans le dernier quart-temps, grâce à la défense d'Usman Garuba et à la qualité de but de Trey Lyles.
Comme il l'a déjà annoncé lors de la conférence de presse après le classique, Sergio Scariolo a mis au repos Deck et Llull et a complété l'effectif avec Chuma Okeke et Gabriele Procida, absents contre le Barça.
Heurtel a assumé le leadership laissé par De Colo et l'Asvel s'est rapprochée largement dans les premières minutes dans le but de récupérer le ballon et de punir le lent équilibre défensif madrilène. En attaque, l'équipe de Scariolo a mis du temps à graisser la machine, avec Okeke, encore titulaire, qui a réussi sa quatrième tentative en 6,75 et avec Hezonja qui s'est précipité à la recherche de son premier panier du match, 5-10 (min.5).
Avec Lyles sur le terrain et en partenariat avec Len, les Blancs ont encore une fois fourni de nombreuses situations d'éclaircissement au Canadien pour punir au poste bas et depuis le périmètre avec sept points. Le départ de Glynn Watson du banc de l'Asvel a révolutionné le rythme offensif des Français, qui terminent le premier quart-temps devant 18-17.
Sans Tavares dans la zone, le Real Madrid a eu du mal à contenir le rebond offensif de l'Asvel au début du deuxième quart-temps et a succombé en défense face à Watson et Seljaas. La menace de Lyles dans la peinture a amené les hôtes à commettre quatre fautes d'équipe au cours des quatre premières minutes de la période, ce qui a adouci leur élan défensif.
Les Blancs, qui ont terminé avec sept défaites en première mi-temps, ont eu besoin une fois de plus de la meilleure version de Campazzo dans la direction qui, avec un triple, a quelque peu résisté à la tempête d'un Madrid derrière flou et déconnecté, 32-26 (min.16). L'équipe de Scariolo a continué à donner une seconde chance à l'Asvel, huit sacs offensifs, tout en échouant à réaliser plusieurs lancers francs, se retirant aux vestiaires avec cinq points de retard au tableau d'affichage et avec un mauvais pressentiment sur le match, 41-36.
La reprise ne relance pas le Real Madrid, qui se retrouve mené à dix (48-38, min.23), incapable de contenir un Heurtel qui se lèche les babines sur le terrain. Les triples de Campazzo et Okeke et l'efficacité de Tavares sur le tir personnel ont remis l'équipe merengue dans le match avec un score partiel de 2-8 (50-46, min.25).
Hezonja et Maledon, qui ont refusé d'affronter le panier en première mi-temps, et Garuba, avec des minutes sans précédent jusqu'à présent, ont semblé contrecarrer l'incontrôlable Watson, qui avec un triple a maintenu l'avantage de l'équipe locale dans la dernière période, 61-56.
L'agressivité de Garuba derrière et la décision d'Andrés Feliz et Maledon en attaque ont permis au Real Madrid de reprendre le contrôle du score, ce qui ne s'était pas produit depuis le premier quart-temps, 63-65, à six minutes et demie de la fin. Quelques bonnes actions de Lyles, dont un triple, ont amené Pierric Poupet à arrêter le match avec le maximum du visiteur, 65-71 (min.35).
Garuba, actif de ses mains et de ses pieds, a soutenu la défense de l'équipe de Scariolo, qui n'a accordé que huit points dans le dernier quart-temps. De l'autre côté du terrain, Lyles, auteur de 21 points, a permis d'éviter ce qui aurait été une douloureuse défaite du Real Madrid lors de sa première sortie de 2026.
– Fiche technique :
69. Asvel Villeurbanne (18+23+20+8) : Heurtel (12), Harrison (6), Lighty (3), Ndiaye (6), Vautier (-), -cinq de départ-, Watson (14), Jackson (8), Atamna (-), Massa (8), Seljaas (3), Traoré (7) et Eboua (2).
80. Real Madrid (17+19+20+24) : Campazzo (15), Abalde (-), Hezonja (6), Okeke (6) et Tavares (12) -cinq de départ-, Maledon (9), Feliz (4), Krämer (-), Procida (-), Lyles (21), Garuba (5) et Len (2).
Arbitres : Robert Lottermoser (GER), Saulius Racys (LTU) et Christian Theis (GER).
Incidents : match de la vingtième journée de l'Euroligue disputé à la LDLC Arena de Lyon (France).