Un responsable du numéro téléphonique d'urgence 112 de la Communauté valencienne, Néstor García, a confirmé ce lundi devant le juge et le procureur de la dana qu'à 13h30, il s'agissait d'un incident. le 29 octobre, des secours étaient déjà effectués « là où il ne pleuvait pas ». Un fait qui les a surpris et dont ils sont venus discuter avec la ministre de la Justice et de l'Intérieur, Salomé Pradas, son numéro deux, Emilio Argüeso, et le reste des responsables des urgences qui ont visité le 112 dans la matinée du 29 octobre, à partir de 12h30, alors que l'alerte hydrologique avait déjà été décrétée dans le fleuve Magro (11h45) et le ravin de Poyo (12h20). après-midi).
Le superviseur du 112 est l'un des employés de l'entreprise Ilunion, l'entreprise qui a obtenu le service téléphonique d'urgence, que l'on voit dans une vidéo en train de parler dans une vidéo avec Salomé Pradas, Argüeso et le directeur adjoint des services d'urgence, Jorge Suárez, vers 13h30. Une réunion au cours de laquelle l'ouvrier a confirmé avoir parlé de la façon dont les pluies à Buñol, Cheste et Chiva arrivaient, à travers les ravins et les boulevards, jusqu'aux villages de l'Horta Sud où il ne pleuvait pas (comme Aldaia ou Quart de Poblet…), selon des sources proches de sa déclaration. Un suivi de l'urgence que les responsables du 112 ont vu à travers l'origine des appels au 112 et leur suivi dans CoordCom, la boîte noire d'urgence qui enregistre tous les appels entrants ou sortants vers le Centre de Coordination d'Urgence.
Avertissement de flux de Poyo
Quelques déclarations que l'on peut entendre dans les vidéos remises au tribunal de Dana et qui certifient que Salomé Pradas et Emilio Argüeso (tous deux seuls responsables des urgences pendant le 29-O) ont été avertis du flux que transportait le Poyo à 13h56. Le matériel audiovisuel enregistré par Urgences à 13h56 le 29 octobre montre deux travailleurs d'Ilunion, dont l'un est celui qui a témoigné aujourd'hui, expliquant en détail les problèmes que la pluie avait causés pendant la matinée. Et on y entend également la conseillère Salomé Pradas mentionner le « ravin de Poyo », un détail qui avait été omis dans un premier envoi de vidéos enregistrées par les Urgences, restées cachées pendant onze mois.
« Ce n'est pas la pluie elle-même mais ce que le ravin transporte, c'est ce qui nous inquiète… Plus, par exemple, Quart de Poblet ou Aldaia. Tout ce qui vient de Buñol… Regardez, par exemple, le ravin que l'on voit ici, c'est une zone polygonale ou quelque chose comme ça, c'est ce qui nous a surpris… Parce que Quart de Poblet ou Manises… » Ce à quoi Pradas répond en hochant la tête, « c'est ce qui nous inquiète, le ravin de Poyo ».
Une conversation dont on a déduit que « les 112 techniciens ont été alarmés, non pas à cause de l'intensité des pluies mais à cause de ce qui venait de Buñol à travers le ravin (de Poyo), qui se déversait dans les communes de l'Horta Sud ;