Forêt France France | Les pompiers parviennent à stabiliser le gigantesque incendie dans le sud de la France

Le gigantesque incendie qui ravage depuis mardi dernier le massif de Corbières, à une trentaine de kilomètres de la ville française de Narbonne, a été stabilisé tard cet après-midi. Tout au long de la journée, les conditions météorologiques avaient déjà donné une trêve aux tâches d'extinction et, malgré le rebond du vent qui a forcé d'utiliser des avions et des hélicoptères, les flammes ont laissé la fureur des premières heures, lorsqu'ils sont arrivés à « 1000 hectares par heure ». Après 48 heures de lutte contre un Megaitndio que Rémi Remi, sous-préfet de Narbonne, a décrit comme une « bête authentique », les flammes ont cessé de progresser sans contrôle.

Sur le terrain, ce jeudi, l'opération a inclus 2 000 pompiers, 600 véhicules de soutien, 200 gendarmes et troupes de l'armée. Le soutien aérien a également été compté. Pendant la journée, environ 130 rejets d'eau ont été pratiqués. À l'heure actuelle, l'incendie a affecté 16 000 hectares de masse forestière, d'arbres et d'arbustes, et 1 000 autres champs agricoles. La bonne nouvelle de la journée est que les trois personnes qui sont restées disparues ont été localisées. L'incendie a revendiqué la vie d'une femme, mais, en tenant compte de sa force et de sa taille énorme, à la fois l'équilibre humain et matériel aurait pu être beaucoup plus tragique.

« Il y a encore un risque »

En fait, alors que le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a progressé mercredi, lors de sa visite dans la région, c'est l'incendie le plus grave de la France depuis 1946. Après la stabilisation, le risque, cependant, « reste très élevé », ont assuré les autorités locales, qui ont demandé aux voisins qui n'essaient pas de retourner chez eux sans permission.

Jusqu'à présent, l'incendie – qui, au début, a avancé six kilomètres par heure alimentés par le vent et la végétation sec – a calciné 36 maisons et 40 véhicules. Au total, 15 municipalités ont été affectées par les flammes et 2 000 maisons sont venues sans électricité.

Parmi les 18 blessés figurent deux voisins hospitalisés – dont l'un avec de graves brûlures – et 16 pompiers. En raison des flammes, la femme de 65 ans qui était piégée à la maison est décédée à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse. Les voisins ont expliqué qu'il refusait de quitter la maison parce qu'il a résisté à l'abandon de son chien.

Le jour de la journée, il n'y a eu aucune affectation sur l'autoroute A9, qui est liée à l'AP7 dans le Jonquera. Le changement de vent a conduit les flammes à s'éloigner de cette route qui est restée mercredi plusieurs heures de manière préventive avant une éventuelle avancée de l'incendie.

Recherche ouverte

La Brigade de recherche de Carcasona et le bureau du procureur de cette ville ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de l'incendie. À l'heure actuelle, les panneaux indiquent l'action humaine, depuis que les flammes ont commencé sur la route, près du tunnel entre le ribaute et les larmes mardi sur quatre dans l'après-midi. En ce sens, le Premier ministre, François Bayrou, a déjà souligné mercredi que l'origine de l'incendie pourrait être liée à « des activités au bord de la route », se référant aux mégots de cigarettes, aux restes de verre et aux huiles qui peuvent devenir l'étincelle fatale d'un incendie.

En fait, la ville de Ribaute, l'une des plus touchées par les flammes, a demandé à la population de partager toutes les informations qui peuvent faire la lumière sur l'événement. « Chaque témoignage peut être crucial pour comprendre les circonstances de cet incident », a déclaré le maire, qui a souligné mercredi un bouton. Pour sa part, le bureau du procureur de Carcasona a précisé que, pour le moment, aucune constatation technique ne permet de clarifier si l'incendie a été causé.

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