Le gouvernement français a expliqué que l'agresseur présumé de trois femmes dans le métro parisien ce vendredi avait déjà été condamné pour « vol aggravé et agression sexuelle » et faisait l'objet d'une ordonnance de quitter le territoire français à partir de mi-2025.
« De nationalité malienne et en situation irrégulière sur le territoire national, cet individu – déjà connu pour destruction de biens sous emprise de stupéfiants – a été incarcéré en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle après avoir été condamné au pénal », indique le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Vendredi, la police française a interpellé cet homme soupçonné d'avoir légèrement blessé trois femmes avec un couteau dans un convoi sur la ligne 3 du métro parisien, aux stations Arts-et-Métiers, République et Opéra, dans un événement dont l'indice privilégié n'est pas celui terroriste mais celui psychiatrique.
L'arrestation du suspect est intervenue quelques heures après les événements à son domicile, à Sarcelles, au nord de la capitale française.
Après avoir purgé sa peine entre janvier 2024 et juillet 2025, l'homme de 25 ans a bénéficié d'une mesure de sortie obligatoire du territoire français et a été admis en centre de rétention administrative.
Toutefois, la mesure d'expulsion – a détaillé Intérieur – n'a pas pu être exécutée dans le délai de 90 jours prévu par la loi « car un sauf-conduit consulaire n'a pas été obtenu en l'absence d'une pièce d'identité valable ».
C'est pour cette raison que le suspect avait été libéré sous « assignation à résidence » et faisait depuis lors l'objet d'un mandat de perquisition et d'arrêt.
Dans un communiqué transmis à EFE, le parquet de Paris explique que l'homme a été identifié « grâce aux images de vidéosurveillance » et à « l'activation ultérieure de la géolocalisation de son téléphone portable ».
Selon le journal Le Figaro, les trois femmes ont été légèrement blessées, mais elles ont subi un fort « choc » émotionnel.
Soins infirmiers psychiatriques
L'agresseur présumé, qui était en garde à vue, a été transféré ce samedi à l'infirmerie psychiatrique, rapportent les médias français.
Le parquet a décidé de lever la garde à vue car « elle était incompatible avec son état mental », selon la chaîne BFMTV.