Le PP exige l’annulation de la nomination d’Oliver à l’EFE : « La colonisation institutionnelle continue »

Le PP s’en prend une fois de plus à la politique de nomination du gouvernement et se concentre sur l’Agence EFE après avoir été confirmé comme nouveau président Miguel Ángel Oliver, ancien secrétaire d’État à la Communication avec Pedro Sánchez, que le président a remplacé il y a deux ans par Francesc Vallès. A Gênes, on dénonce le fait que les médias, aussi publics soient-ils, « Ils ne peuvent pas être un outil au service de Ferraz » et ils désignent déjà l’agence de presse comme « une autre institution avec le sceau Sanchista ».

Les populaires exigent désormais que cette nomination soit revue et que l’Exécutif « cesse dans sa stratégie de soumettre l’intérêt des médias publics aux besoins organiques du PSOE ». Ils anticipent également les initiatives parlementaires et veillent à ce que « S’ils ne revoient pas leurs relations avec la direction des médias publics, ce sera par respect pour les professionnels qui subissent les conséquences d’une gestion partisane. » Le PP estime que la nomination d’Oliver porte préjudice aux travailleurs d’EFE, qui seront « interrogés » pour avoir « suivi les ordres d’un commissaire politique de Sánchez ».

Au PP, ils défendent que la proposition de Alberto Nuñez Feijóo Il s’agissait précisément de « dépolitiser avec des profils indépendants » les institutions et organisations dépendant du Gouvernement. Une mesure qu’il a inscrite au programme électoral dans une large section qu’il a intitulée « Plan de qualité démocratique ». Le leader populaire a accordé une grande importance à ces mesures, qu’il avait présentées précédemment à Cadix en présence de la présidente Juanma Moreno.

Vers Gênes « La colonisation institutionnelle de Sánchez » a atteint des sommets après les récents coups judiciaires qu’il a reçus il y a quelques jours pour avoir nommé l’ancienne ministre Magdalena Valerio comme présidente du Conseil d’État (la Cour suprême a déclaré qu’elle n’était pas apte à ce poste) ou celle du CGPJ lors de l’examen de la même chose à propos du procureur général, Álvaro García Ortiz.

« Dans la nomination de l’ancien ministre de la Justice comme procureur de chambre, il y a un détournement de pouvoir », rappelle le PP comme un autre cas, celui de Dolores Delgado. Et à cela s’ajoute qu’un autre ministre de la Justice de Sánchez, Juan Carlos Campo, est aujourd’hui dans le Cour constitutionnelle.

«Dans la nomination du président d’EFE, il y a le même intérêt partisan qu’il y avait dans ces nominations ou dans la nomination de deux hauts responsables de la Moncloa à la Cour constitutionnelle, d’un ministre au Bureau du procureur général de l’État ou du chef de l’appareil démoscopique de Ferraz au sein du devant la CEI», concluent-ils à Gênes. Dans ce contexte, Feijoo attends l’appel de Sánchez se réunir avant la fin décembre et aborder, précisément, le renouvellement du Conseil général du pouvoir judiciaire. Hier, la tension au Congrès, le jour de la Constitution, était maximale entre le PP et le PSOE.