Certaines structures poilues que les dauphins perdent en grandissant partent De même, une série de trous chez les spécimens adultes : ceux-ci leur permettent de percevoir l’électricité avec une sensibilité suffisante pour les aider à pêcher ou à naviguer dans l’océan. Cet électrosens n’est pas aussi précis que celui des requins, mais il suffit aux dauphins de développer une sorte de « carte magnétique », qui leur permet de s’orienter dans l’immensité de l’océan.
Une nouvelle étude dirigée par le Dr Guido Dehnhardt, zoologiste des mammifères marins à l’Université de Rostock, en Allemagne, décrit un sens jusqu’ici inconnu chez les dauphins, une espèce largement étudiée par la science en raison de ses particularités et de ses conditions frappantes dans de multiples domaines. Aujourd’hui, des scientifiques ont révélé que les dauphins peuvent détecter les champs électriques et utilisez cette capacité pour obtenir de la nourriture et vous orienter lorsque vous voyagez.
La structure qui cachait l’électrosens
Les grands dauphins nouveau-nés étaient connus pour arborer une rangée de poils au sommet de leur mâchoire. Mais une fois les animaux sevrés, ces moustaches tombent. En tenant compte de cela, les scientifiques pensaient jusqu’à aujourd’hui que ces structures étaient rudimentaire: cela signifie qu’ils ne remplissaient aucune fonction. Cependant, de nouvelles recherches récemment publiées dans le Journal of Experimental Biology ont révélé une surprise autour de ces structures poilues.
Le Dr Dehnhardt et ses collègues ont découvert que les creux laissés par ces poils peuvent percevoir l’électricité avec suffisamment de sensibilité pour aider les dauphins à pêcher ou à naviguer dans l’océan. Selon un article publié dans le New York Times, Dehnhardt a d’abord étudié les moustaches d’une espèce différente, le dauphin de Guyane. Il s’attendait à retrouver les structures typiques des follicules pileux, mais remarqua qu’elles manquaient.
Malgré cela, il découvrit que les puits étaient remplis de Terminaisons nerveuses: C’est ainsi qu’avec ses collaborateurs il comprit que les follicules glabres ressemblaient aux structures sensibles à l’électricité des requins. Ensuite, ils ont découvert qu’un dauphin de Guyane répondait à des signaux électriques et se sont demandés si d’autres cétacés à dents, notamment les grands dauphins, pouvaient également détecter l’électricité.
Une carte magnétique
Pour la nouvelle étude, les chercheurs ont entraîné deux grands dauphins à poser leurs mâchoires sur une plate-forme et à nager chaque fois qu’ils subissaient un choc. signal sensoriel, comme un son ou un éclair de lumière. S’ils ne détectaient aucun de ces signaux, les dauphins devaient rester immobiles.
Au début de l’entraînement, les dauphins ont également reçu des signaux électriques et ont répondu correctement dès le premier test. Les animaux ont réussi à transférer ce qu’ils avaient appris et ont révélé qu’ils pouvaient également détecter des champs électriques. Lors de tests et d’analyses ultérieurs, les spécialistes ont pu démontrer que le sensibilité des dauphins L’électricité était similaire à celle de l’ornithorynque, un oiseau qui utilise ses sens électriques pour rechercher de la nourriture.
Dans le cas des grands dauphins, ce sens incroyable leur permettrait de détecter l’activité électrique manifestée dans les organes internes des poissons qu’ils utilisent comme nourriture. De plus, cela serait utile dans l’appel »alimentation du cratère», une pratique par laquelle ils creusent des trous dans les fonds marins et extraient des anguilles ou d’autres espèces avec leur bec.
D’un autre côté, les dauphins peuvent également utiliser l’électrosensibilité pour naviguer. Les chercheurs ont observé que ces cétacés peuvent détecter des champs magnétiques lorsqu’ils se déplacent dans les mers. Puisqu’ils ont des morceaux de matériau magnétique dans leur corps, leur sens électrique leur permet de remarquer changements dans le champ magnétique terrestre et utilisez quelque chose comme une « carte magnétique » pour vous orienter.
Référence
Électroréception passive chez les grands dauphins (Tursiops truncatus) : implication pour l’orientation à micro et à grande échelle Icône pour La Forêt des Biologistes. Guido Dehnhardt, Tim Hüttner et al. Journal de biologie expérimentale (2023). DOOI :https://doi.org/10.1242/jeb.245845