Moyen-Orient | Israël bombarde Rafah depuis les airs après une attaque présumée de militants contre les troupes

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à l'armée israélienne d'agir « avec force » dans la bande de Gaza après avoir accusé les milices du mouvement islamiste Hamas d'avoir violé le cessez-le-feu en vigueur après avoir attaqué une unité militaire ce dimanche dans la ville de Rafah, au sud de l'enclave.

Bien que le Hamas ait assuré que l'attaque était dirigée contre une milice locale financée par Israël, l'armée israélienne a dénoncé que l'assaut était dirigé contre une unité du génie et un renfort d'infanterie, d'abord avec l'impact d'un missile antichar contre une excavatrice militaire et ensuite avec des tirs contre des unités de soutien. Il n’y a aucune trace de victimes pour le moment.

L'incident a contraint Netanyahu à convoquer une réunion d'urgence de ses dirigeants en matière de sécurité, à commencer par le ministre de la Défense Israel Katz, pour évaluer la réponse à l'attaque, a finalement précisé dans un message du bureau du Premier ministre publié sur son compte X. « A la suite de la violation du cessez-le-feu par le Hamas, le Premier ministre Netanyahu a de nouveau tenu des consultations avec le ministère de la Défense et les chefs de l'appareil de sécurité, à qui il a demandé d'agir avec force contre des cibles terroristes dans la bande de Gaza », peut-on lire dans le message.

En réponse à ces incidents, l'armée israélienne a entrepris une vague de bombardements massifs dans la partie orientale de Khan Yunis, au sud de Gaza, comme l'ont confirmé des sources locales à EFE et montrent des images enregistrées par la population de Gaza, dans lesquelles on peut voir une rangée de colonnes de fumée et d'explosions dans la ville déjà dévastée.

« L'armée, sous le commandement du Commandement Sud, a lancé une vague d'attaques contre des cibles terroristes de l'organisation terroriste Hamas dans le sud de la bande de Gaza, suite à la violation de l'accord de cessez-le-feu plus tôt dans la journée », peut-on lire dans un communiqué des forces armées israéliennes publié peu après la diffusion de ces images.

Les attaques, apparemment des bombardements en tapis, c'est-à-dire des attaques de grande envergure au cours desquelles des avions larguent de nombreuses bombes en chute libre dans le but de détruire une vaste zone, ont eu lieu au milieu de l'après-midi, alors que l'armée bombardait déjà l'enclave depuis des heures.

Le gouvernement israélien a décidé ce dimanche de suspendre l'accès de l'aide humanitaire à Gaza, qui comprend des biens de première nécessité comme de la nourriture, des médicaments ou du carburant, après la reprise des bombardements dans l'enclave, selon divers médias israéliens.

La Douzième chaîne de télévision israélienne a assuré que l'Exécutif avait suivi la recommandation de l'armée de paralyser l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza après l'escarmouche de ce matin à Rafah.

Depuis ce matin, au moins 20 personnes ont été tuées dans les bombardements israéliens qui ont touché l'ensemble de la bande de Gaza. Six des morts sont survenus lors d'une attaque devant un café à Deir al Balah (centre) ; trois lors d'une attaque à Nuseirat (centre) contre un bâtiment qui servait de base à la police de Gaza ; six autres dans des attaques aériennes à Yabalia (nord) ; trois autres dans une attaque contre des tentes de personnes déplacées dans la zone côtière d'Al Mawasi et deux autres sont morts dans une attaque contre un chalet à Zawaida (centre).