L'Espagne exigera, désormais sans exception, que les volailles soient gardées dans une zone fermée dans les zones dites à haut risque à partir de lundi prochain, le 10 novembre, pour empêcher la propagation de la grippe aviaire, comme l'a signalé le ministère de l'Agriculture, après une augmentation des foyers dans toute l'Europe et plusieurs cas détectés dans différentes parties de l'État. Les territoires soumis à une surveillance particulière sont les zones d'Andalousie, de Castille et León, de Galice et de Catalogne, cette dernière étant une communauté dans laquelle un total de 224 communes sont concernées. Pour le reste, le département de Luis Planas a exhorté les autorités à renforcer autant que possible la surveillance passive et la biosécurité, comme cela a été fait depuis janvier dernier, lorsque les premières alertes ont été déclenchées.
Ces mesures préventives comprennent, entre autres, le fait de donner aux volailles de l'eau provenant de réservoirs auxquels des oiseaux sauvages ont pu accéder, à moins que cette eau ne soit correctement traitée pour assurer l'inactivation d'éventuels virus de la grippe aviaire. L'élevage de canards et d'oies ainsi que d'autres espèces est également restreint.
Des cas en hausse
Le durcissement de l'arrêté ministériel du 20 janvier, qui prévoyait déjà des limitations pour les éleveurs de poulets en plein air, est adopté après que le niveau de risque a considérablement augmenté ces dernières semaines avec l'arrivée des basses températures en Europe. Le ministère rappelle dans son nouvel avis qu'il existe un nombre croissant d'infections parmi les oiseaux sauvages et domestiques au nord et au centre du continent.
En fait, les mesures qui seront appliquées en Espagne font suite à des ordonnances de confinement similaires adoptées en Irlande, en France et au Royaume-Uni ces dernières semaines. Selon le Système d'information sur les maladies animales (ADIS) de l'Union européenne, entre le 1er juillet et le 5 novembre, 139 foyers chez des volailles, 708 chez des oiseaux sauvages et 33 chez des oiseaux captifs ont été signalés dans toute l'Europe. La dernière mise à jour du ministère espagnol de l'Agriculture parle de 14 foyers détectés dans des élevages en 2025, dont sept ont été enregistrés à Valladolid, la province clairement la plus touchée, deux à Huelva, deux autres à Tolède et, enfin, Badajoz, Guadalajara et Madrid en ont signalé un chacun.
Depuis le début de la saison en cours (qui a débuté le 1er juillet) et jusqu'à présent, 51 foyers ont été détectés chez des oiseaux sauvages en Andalousie, Estrémadure, Galice, Asturies, Cantabrie, Pays Basque, Castille-La Manche, Castille et León, Madrid et Catalogne et trois foyers chez des oiseaux captifs au Pays Basque, en Andalousie et dans la Communauté valencienne.
Effet sur les prix
Bien que pas directement, les producteurs assurent que la situation provoquée par l'épidémie de grippe aviaire a un effet évident sur le prix des œufs, qui ont accumulé une augmentation de près de 16% depuis le début de l'année, selon les dernières données de l'IPC, que l'Organisation des Consommateurs et des Utilisateurs (OCU) estime à un euro de plus par douzaine pour les œufs de taille moyenne.
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