Une soixantaine de migrants portés disparus après un nouveau naufrage tragique entre la Grèce et l'Italie

Autour de 60 migrants ils ont disparu en mer après un nouveau naufrage tragique en Méditerranée, selon les médias italiens ce lundi. La nouvelle de la nouvelle tragédie – bien que ce ne soit pas le chiffre – était également confirmé par la Garde côtière Italien, selon lequel depuis dimanche soir les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent pour un petit voilier, qui avait appareillé depuis la Turquie en direction du sol communautaire. Plus tard, Médecins sans frontières a fait état d'une vingtaine d'enfants parmi les disparus.

« L’opération a commencé après un appel de détresse provenant un navire français. (Ce navire) naviguait à environ 120 milles des côtes italiennes, à la limite de la zone SAR (recherche et sauvetage) entre la Grèce et l'Italie », ont indiqué les garde-côtes italiens. Le navire, « après avoir signalé (la présence du) voilier presque coulé, sauvé environ 12 migrants« , avoir ajouté.

« Après avoir reçu l'appel de détresse (…), les garde-côtes ont immédiatement envoyé sur place deux commerciaux qui a navigué à proximité, un avion ATR42 et bateaux de patrouille CP305 et CP326 qui se trouvaient en Calabre », ont-ils expliqué. « Des unités de sécurité sont également intervenues sur les lieux. Frontex (l'agence de contrôle des frontières de l'Union européenne)», ont-ils précisé.

Un cadavre

Le déploiement a ainsi permis le transfert des 12 migrants, principalement afghans, iraniens et kurdes, vers les côtes italiennes, même si une femme n'a pas survécu et est décédé peu de temps après avoir été secouru. Les survivants, quant à eux, ont raconté ce qui est arrivé au reste des membres du navire coulé, en écho aux tragédies bien connues qui se répètent sans cesse depuis des décennies.

À tel point que l’un des derniers grands naufrages s’est produit en avril dernier, lorsque neuf personnes, dont un bébé de quelques mois, ont été retrouvées mortes après s’être noyées en Méditerranée centrale.

Dans une autre rubrique, le même jour aujourd'hui, le navire Ocean Viking de l'ONG SOS Méditerranée a secouru autres 54 migrants (dont 28 mineurs non accompagnés) dans la RAS libyenne, ce qui démontre également la validité de routes maritimes de la Méditerranée centrale et orientale. Dans ce contexte, Médecins sans frontières (MSF) a déjà proposé de donner assistance psychologique à ceux qui ont réussi à atteindre la terre ferme.