CEUTA-IMMIGRATION | Plus de 30 mineurs marocains se sont rendus à Ceuta à la nage en un peu plus de deux jours

Ce mardi, la Garde civile a retrouvé le corps sans vie d'un migrant sur la côte de la ville de Ceuta, portant à 37 le nombre de corps retrouvés cette année sur la côte.

Comme l'a informé EFE un porte-parole de l'institut armé, la découverte a eu lieu vers 11h30 sur la côte du Campus Sud, près de l'almadrabeta, composée de plusieurs filets de pêche.

Le GEAS a dû se rendre sur place pour récupérer le corps d'un jeune homme de la mer qui portait une combinaison de plongée, ce qui indique qu'il avait tenté de nager et s'était noyé.

Entre-temps, et comme l'ont informé EFE des sources policières et gouvernementales de Ceuta, un total de 32 mineurs marocains, dont trois filles, ont réussi à entrer dans la ville à la nage en un peu plus de deux jours en passant par la digue frontalière de Tarajal.

Les mineurs, parmi lesquels se trouvaient trois filles – chose inhabituelle – ont accepté, profitant des mauvaises conditions de mer et de l'absence de surveillance du côté marocain de la frontière.

La Garde civile a participé au sauvetage de plusieurs de ces mineurs, qui avaient de grandes difficultés à atteindre les plages de sable.

Jusqu'à la semaine dernière, la ville accueillait 564 mineurs, ce qui représentait une surpopulation de 584 pour cent après que jusqu'à 638 mineurs soient entrés illégalement dans la ville cette année, contre 794 mineurs qui l'ont fait entre janvier et septembre 2024.

75 pour cent de ces mineurs sont hébergés dans des espaces ou des lieux d'urgence, le centre d'accueil de La Esperanza s'étant effondré.

Une mère avec son fils

Parmi les personnes entrées à Ceuta, se distingue le cas d'une mère de 36 ans avec son fils de 12 ans, entrée dimanche après-midi.

La mère, équipée de palmes, a poussé son fils jusqu'à la plage de Tarajal, où la Garde civile a pris soin des deux, se trouvant en bonne santé bien qu'un peu fatigués par le voyage clandestin.

La mère et son fils, qui s'aidaient en s'appuyant sur une planche de surf, ont été transférés au Centre de séjour temporaire pour immigrants (CETI).

La mère a affirmé qu'elle avait vu son fils sauter à l'eau depuis la côte marocaine de Castillejos, plus proche de Ceuta, et qu'elle avait également sauté à la mer pour l'aider dans son voyage et éviter qu'il lui arrive malheur.

C'est le deuxième cas de ce type enregistré dans la ville ces dernières semaines puisque le 27 septembre, un père et son fils de 15 ans sont également allés se baigner dans la zone de Tarajal.