Le gouvernement propose de débloquer les salaires des fonctionnaires et de les augmenter de 2,5% cette année, de manière rétroactive. Le paiement de cette offre se ferait en une seule fois, dans le cadre d'un « super paiement » qui serait encaissé ce même mois de décembre, où les arriérés coïncideraient avec l'indemnité supplémentaire de Noël, selon différentes sources syndicales. Malgré le mouvement, il n’existe actuellement aucun accord avec les centrales électriques et les négociations se poursuivent.
Ce lundi, l'Exécutif a précisé aux syndicats comment il souhaite répartir l'augmentation salariale cumulée qu'il envisage de 11% jusqu'en 2028. Les conditions ne convainquent toujours pas les centrales, qui poursuivront les négociations. « La Fonction Publique a convoqué les syndicats à une nouvelle réunion mercredi prochain », a déclaré le gouvernement dans un communiqué.
Le ministère de la Transformation numérique et de la Fonction publique a proposé en décembre prochain un versement extraordinaire qui condense une augmentation de 2,5% avec effets rétroactifs au 1er janvier, selon des sources syndicales. Plus de trois millions de fonctionnaires attendent l'issue des négociations.
L'Exécutif invoque les limites budgétaires pour distribuer son offre d'augmentation de salaire de 11%, ce qui satisfait une majorité syndicale. Ce n’est pas le cas de la répartition de l’augmentation, sur laquelle se concentrent actuellement les négociations. « Le pourcentage entier serait fixe, sans aucun type de variable », a souligné l'UGT.
Le gouvernement soutient qu'elle ne peut pas dépasser une augmentation cumulée de 4% pour 2025 et 2026, en raison des marges que le Trésor a imposées sur la base du plafond des dépenses, et les syndicats sont réticents à accepter de tels montants, car cela se traduirait par une probable perte de pouvoir d'achat pour les fonctionnaires.
« Le principal obstacle réside dans le pourcentage d'augmentation salariale que propose l'Exécutif pour cette année 2025 (avec effets rétroactifs à partir de janvier) et pour 2026, qui serait de 4%, ce que nous considérons comme insuffisant », a résumé CCOO dans un communiqué.
Le gouvernement tente de parvenir à un consensus avec les syndicats sur un accord pluriannuel sur les augmentations de salaire. Et les salaires des fonctionnaires sont gelés depuis janvier et ce n'est que depuis quelques semaines que le ministère dirigé par Óscar López a commencé à discuter avec les représentants des travailleurs pour corriger la situation.
Montée des marches
Pour cette année, la fonction publique met sur la table une augmentation des salaires de 2,5%, un chiffre très similaire à celui des retraites qui augmenteront probablement l'année prochaine – l'IPC table sur une augmentation de 2,6%, à confirmer ce vendredi. L'Exécutif propose un montant légèrement inférieur à l'inflation attendue pour la moyenne de l'année et ne propose pas de la compenser l'année prochaine.
Il faudra attendre 2027 pour que les fonctionnaires puissent à nouveau retrouver du pouvoir d’achat. Selon les chiffres envoyés par les bureaux centraux, pour cette année-là, l'Exécutif met sur la table 4%, ce qui n'est pas convaincant. Autrement dit, pour l'instant la succession des augmentations se répartirait comme suit : 2,5% pour 2025, 1,5% pour 2026, 4% pour 2027 et 3% pour 2028.
Accord possible avec tous les syndicats
L'UGT et CCOO n'ont pas encore donné leur « oui », mais ils apprécient les actions du gouvernement et sont en train de signer un accord. Le troisième syndicat autour de la table qui pourrait également adhérer à un accord est la Csif, qui avait jusqu'ici opté pour le « non ».
« La Fonction Publique a accepté des questions fondamentales pour notre syndicat: la suppression du taux de remplacement, l'amélioration de la promotion interne, l'augmentation des montants pour insularité et pour raisons de service (entretien et logement), qui n'avaient pas été actualisés depuis deux décennies et l'amélioration des soins de santé à Muface. À la Csif, nous valorisons ces aspects et analyserons l'accord dans son ensemble », ont-ils transféré du syndicat.
La question salariale est au cœur des négociations, même si d’autres sujets sont sur la table et conditionnent également la conclusion de l’accord. Surtout, les centres exigent que l'Exécutif respecte des engagements anciens mais non concrétisés, comme, entre autres, la réduction de la journée de travail du personnel de l'Administration Générale de l'État (AGE) à 35 heures par semaine.
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