Le président du Tribunal d'Instruction numéro 13 de Madrid, agissant comme gardien, a décrété la libération des personnes détenues par l'Unité de Délinquance Économique et Fiscale (UDEF) dans l'affaire Plus Ultra : le président, co-fondateur et actuel propriétaire de l'entreprise, Julio Martínez, son numéro deux, le PDG-directeur général, Roberto Roselli ; et l'homme d'affaires Julio Martínez Martínez ; selon un porte-parole du Tribunal Supérieur de Justice de Madrid (TSJM).
A la demande du procureur, le magistrat a instauré le retrait des passeports et des comparutions hebdomadaires au tribunal pour atténuer les risques de fuite. D'autres sources rapportent qu'une quatrième personne, un avocat dont l'identité n'a pas été révélée, aurait également été libérée.
La procédure préliminaire reste secrète et est traitée par le tribunal d'instruction numéro 15, dont la propriétaire, María Esperanza Collazos, a rouvert le dossier après avoir accepté une plainte du parquet anti-corruption.
MADRID, 13/12/2025.- le directeur exécutif de la compagnie aérienne plus Ultra, Roberto Roselli (d), quitte les tribunaux de la Plaza de Castilla. / Borja Sánchez-Trillo / EFE
Comme le rapporte cette rédaction, le ministère public accuse les dirigeants de la compagnie aérienne Plus Ultra d'avoir prétendument utilisé de manière inappropriée la rançon de 53 millions accordée en 2021 par la Société d'État de participations industrielles (SEPI). Ces fonds auraient été utilisés pour réaliser « des opérations de blanchiment de fonds provenant de détournements de fonds publics commis au Venezuela », selon une plainte à laquelle cette rédaction a eu accès.
Concrètement, il s'agirait de « fonds illicites provenant d'actes de détournement de fonds commis par des agents publics au Venezuela de montants très élevés (fonds publics provenant de programmes de distribution alimentaire subventionnée -CLAP- et ventes d'or de la Banque du Venezuela) », précise une ordonnance du Tribunal national.
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