Le parquet de Cordoue a demandé au tribunal d'instance de Montoro un rapport d'expert indépendant sur les causes de l'accident du train d'Adamuz, qui a fait 46 morts et une centaine de blessés le 18 janvier. Il s'agit d'une analyse alternative à celle déjà élaborée par la Commission d'enquête sur les accidents ferroviaires (CIAF), qui dépend du ministère des Transports.
Par ailleurs, la Garde civile poursuit son enquête pour clarifier les faits. Dans le cadre de ces travaux, on a découvert ces derniers jours l'apport d'informations aux enquêteurs de l'Administrateur de l'Infrastructure Ferroviaire (ADIF) et de la société Iryo, propriétaire du train qui a déraillé, envahissant la voie sur laquelle circulait un Alvia en sens inverse.
Le Ministère Public a fait état ce mardi de la demande faite à la section de l'Instruction d'accepter l'élaboration d'une expertise en vue de déterminer les causes de l'incident. Il propose que le juge d'instruction désigne des ingénieurs civils comme experts, sans préjudice de la nécessité de la participation d'autres techniciens.
La semaine dernière, le parquet de Cordoue a également demandé au tribunal d'instance de Montoro d'arrêter le renversement des boîtes noires des trains accidentés, que la CIAF allait réaliser le 27 janvier devant une commission judiciaire déléguée à Madrid. Il a ensuite exigé que l'ouverture des greffes se fasse devant les juges d'instruction et devant les procureurs. Pour l’instant, aucune nouvelle date pour l’exécution de ce test n’a été convenue.