Plus d'un an après que les dégâts ont détruit 120 000 voitures, les casses sont désormais pleinement opérationnelles et cherchent à « digérer » complètement les restes automobiles de la catastrophe. Un processus qui s'est accéléré ces dernières semaines, même si l'on prévoit qu'il ne sera pas terminé avant le premier trimestre de l'année prochaine. Ou ce qui revient au même, que le traitement de tous ces véhicules – déjà considérés comme des déchets, étape préalable pour qu'ils puissent être décontaminés dans les Centres de Traitement Agréés (CAT) – sera achevé au moins 14 mois après l'inondation.
Ce sont les délais estimés par le directeur technique de l'association qui regroupe plus de 60 de ces installations dans la Communauté valencienne (Adecova), Pere Anrubia, qui désigne le 3 octobre comme date déterminante dans les différentes phases qu'a subi le traitement de ces voitures depuis le 29 octobre. Ce n'est pas en vain, après s'être d'abord entassés dans des camps improvisés dans les municipalités concernées, qu'au cours du mois de mars le transfert de tous ces véhicules a été achevé soit vers les casses de Valence et d'autres régions d'Espagne. Sans aller plus loin, dans le cas des installations communautaires, Anrubia rappelle qu'au cours de l'été le Consell a étendu l'autorisation spéciale accordée au CAT pour pouvoir utiliser les zones entourant ses centres pour « stocker » ces véhicules endommagés.
Changer pour une résolution
Cependant, le fait que les véhicules se trouvaient physiquement dans ces centres ne signifiait pas qu'ils pouvaient commencer à être mis à la casse. Pour ce faire, il était nécessaire de procéder au préalable à la radiation définitive de ce véhicule auprès de la Direction Générale de la Circulation (DGT), une démarche qui permettait à cette voiture d'être considérée comme un déchet et, avec cela, les CAT avaient déjà le feu vert pour travailler. Une situation qui s'est finalement accélérée ces dernières semaines.
La raison en est que le 3 octobre susmentionné, la DGT elle-même a lancé une résolution qui autorisait littéralement que « la situation administrative des véhicules en situation de radiation temporaire au Registre des Véhicules » qui avaient été « examinés et déclarés perte totale ou partielle par le Consortium d'indemnisation des assurances », devienne « radiation définitive avec une date effective du 27 octobre 2025 ». Une décision – qui pourrait bien entendu faire l'objet d'un appel d'ici un mois – qui a eu pour conséquence qu'au cours de ces semaines « il y a eu des pertes massives de véhicules à la DGT », assure à ce propos Anrubia. Une accélération de ce rythme qui a été marquée par le fait que « tous les véhicules de Dana sont déjà sous la garde d'un CAT », ajoute-t-il.
Rebond « considérable »
Bien qu'il ne dispose pas de données officielles sur les victimes définitives – la DGT les publie avec un délai minimum d'un mois -, le directeur technique d'Adecova souligne que le rebond a été « considérable » et qu' »il s'agit désormais de les décontaminer ». Une procédure qui doit être effectuée au plus tard avant fin avril 2026, même si « nous prévoyons qu'elle sera effectuée avant cette date ». « C'est au cours du premier trimestre que nous nous attendons à ce qu'il soit 'digéré' », souligne-t-il à propos d'une procédure qui fermera définitivement l'un des milliers de bords du dana encore en attente d'achèvement.
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