Junts tiendra ce lundi une réunion de direction à Perpinyà pour décider s'il retirera son soutien à Sánchez, comme l'a appris El Periódico. L'objectif de l'appel est de faire le point sur le pacte de Bruxelles et il y aura une séance de questions ouvertes afin que tous les participants puissent exprimer leur opinion et faire des propositions sur la manière de procéder. La réunion débutera à 10 heures du matin au « coworking » Les 5 Éléments, situé à la périphérie de cette commune française, et plus tard, vers cinq heures de l'après-midi, aura lieu une apparition publique pour expliquer la décision prise.
Cette nomination intervient après que la chef du parti au Congrès, Míriam Nogueras, ait averti Sánchez que « l'heure du changement » approche et après les avertissements lancés depuis le mois d'août par le leader du parti, Carles Puigdemont, selon lesquels les choses se passeraient cet automne.
Deux ans après l'investiture, les post-convergents considèrent que les négociations ouvertes avec le PSOE n'ont pas produit les résultats escomptés. La loi d'amnistie n'a pas permis le retour de Puigdemont en Catalogne – et Sánchez ne l'a pas encore rencontré – le catalan n'est pas officiel dans l'Union européenne et le Congrès – en raison du rejet de Podemos – a rejeté la proposition phare des post-convergents : la délégation de pouvoirs en matière d'immigration.
Par ailleurs, les propositions faites par les post-convergents au Congrès pour expulser les squatteurs dans 48 heures ou pour arrêter la récidive multiple restent dans le tiroir, ce qui inquiète certains maires qui voient avec inquiétude la possible montée d'Aliança Catalana aux prochaines élections municipales. Justement, Puigdemont a rencontré lundi dernier une de leurs représentations, une réunion qui s'est terminée par une déclaration dans laquelle les post-convergents ont mis en garde contre le non-respect des pactes scellés avec le PSOE dans ces deux matières.
Le parti n’a pas encore précisé comment cette rupture pourrait se concrétiser. Pour l'instant, ses dirigeants évitent de fermer la porte à tout scénario, pas même celui de soutenir une éventuelle motion de censure « instrumentale » dans le seul objectif de convoquer des élections anticipées, pour autant que le candidat ne soit pas le populaire Alberto Núñez Feijóo.
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