La Section d'Investigation du Tribunal d'Instance de Séville a accepté de déposer les plaintes déposées par le PSOE et Podemos pour les contrats d'urgence du Service Andalou de Santé (SAS) pendant la pandémie de covid-19, car elle n'a trouvé aucune preuve d'une infraction pénale dans l'action enquêtée. L'ordonnance, rendue ce jeudi 22 janvier, prononce le classement du dossier ouvert pour analyser la légalité des sentences prononcées entre les années 2020 et 2022.
Les plaintes accusaient l'actuel directeur du SAS, Valle García Sánchez, et ses prédécesseurs en fonction, Miguel Ángel Guzmán et Diego Vargas Ortega, d'avoir signé des contrats d'urgence visant à réaliser des interventions chirurgicales et des tests de diagnostic pendant la crise sanitaire. Les plaignants ont imputé aux responsables de la santé des délits de prévarication administrative, de détournement de fonds publics, de fraude contractuelle et de trafic d'influence.
Sous la protection de la crise sanitaire et de la réglementation
Dans sa résolution, à laquelle ce journal a eu accès et a avancé abcle tribunal considère que la situation d'urgence sanitaire dérivée de la pandémie a justifié le recours à des procédures contractuelles exceptionnelles, protégées par la réglementation en vigueur, et souligne que l'existence de décisions arbitraires ou une volonté de favoriser illicitement certaines entreprises n'est pas prouvée. « Il n'y a eu aucune action arbitraire ou capricieuse, ni aucun exercice injustifié d'abus de pouvoir », indique l'ordonnance.
Une image de plusieurs tests covid-19. / GOUVERNEMENT DES ÎLES CANARIES
La résolution ajoute que les contrats d'urgence sont « une procédure prévue pour les cas dans lesquels il est nécessaire d'agir immédiatement en raison d'événements catastrophiques », parmi lesquels la pandémie. De même, le juge indique que l'enquête n'a permis de vérifier ni l'appropriation de fonds publics ni les dommages matériels ayant une incidence pénale.
L'ordonnance rappelle également que, contrairement à d'autres types de marchés publics, dans les contrats d'urgence SAS « il n'y a pas de cahier des charges », ce qui « laisse une large marge d'action à l'Administration ». En ce sens, il souligne que l'organisme adjudicateur peut accepter l'attribution « sans l'obligation de traiter les dossiers administratifs, en contractant librement son objet, en tout ou en partie, sans être soumis aux exigences formelles établies dans la loi sur les contrats du secteur public ».

Module de soins intensifs Covid de l'hôpital Reina Sofía. / CORDOUE
Le juge distingue entre d'éventuelles irrégularités administratives et l'existence d'une responsabilité pénale, et rappelle que toute action incorrecte d'un point de vue administratif ne peut pas faire l'objet de reproches pénaux. En ce sens, il souligne que toute éventuelle irrégularité doit être analysée, le cas échéant, dans le domaine administratif ou comptable, mais pas dans le domaine pénal.
La résolution précise également que l'enquête menée n'a pas permis de prouver la présence des éléments nécessaires pour étayer une accusation pénale, de sorte que le dossier est adopté sans préjudice de savoir si les contrats ont été ou peuvent être soumis à l'inspection par d'autres organismes de contrôle. La Cour souligne ainsi les limites de la compétence pénale dans le contrôle de l’action administrative, notamment dans des contextes exceptionnels comme celui vécu lors de la pandémie.
Avec cette résolution, la Justice met fin à la procédure pénale ouverte contre la direction du SAS pour embauche d'urgence réalisée pendant la pandémie, sans préjudice d'autres contrôles ou inspections qui pourraient être effectués par d'autres organismes.