L’IA change déjà le travail quotidien, mais les entreprises n’y sont pas préparées

Il y a trois ans, l’IA s’est imposée dans notre quotidien et est aujourd’hui devenue un outil clé pour comprendre la transformation des entreprises et du travail. Dans ce contexte, le deuxième Baromètre de l'IA et de l'employabilité future, préparé par Gad3 pour Planeta Formación y Universidades, vise à clarifier dans quelle mesure la situation affecte les entreprises et leurs salariés, tout en analysant l'utilisation et les connaissances réelles que chacun a de l'IA.

Pour créer le baromètre, une combinaison d'enquêtes en ligne et d'entretiens approfondis avec des managers a été réalisée. Pour la partie en ligne, un échantillon total d'environ 3 200 étudiants en Espagne, en France, en Italie et en Colombie a été utilisé.

Une édition sur les salariés et les managers

La première édition s'est concentrée sur le secteur éducatif et la manière dont les enseignants et les étudiants se sont adaptés à l'utilisation de l'IA. Dans la seconde, l’attention s’est portée sur le monde de l’entreprise des travailleurs espagnols et étrangers, en voyant comment ceux qui jouent un rôle actif et quotidien dans la transformation productive perçoivent, utilisent et s’entraînent à l’IA.

Les premières données du rapport mettent en évidence la complexité du panorama : malgré le fait que plus de la moitié des travailleurs utilisent l’IA dans leur travail quotidien, la grande majorité (3 sur 4) n’ont pas encore reçu de formation à ce sujet. Et seulement 16 % des entreprises ont promu des programmes de formation, ce qui révèle un problème de rythme de préparation.

Face à ce panorama, émerge Nex·ia, un centre de formation en intelligence artificielle, de Planeta Formación et d'universités qui a la collaboration de Google et Deloitte, et qui vise à être un espace de référence en matière d'accompagnement de la transformation des travailleurs et des managers, renforçant l'importance du rôle humain face aux changements technologiques, qui ont déjà un impact direct sur l'employabilité présente et future.

/ Planète Formations et Universités

Un changement en cours

Certaines des données clés révélées par le baromètre sont que plus de 90 % des professionnels ont entendu parler de l’IA, mais seule une entreprise sur quatre a mis en place des licences. Du côté des managers, le bilan est positif, considérant l'IA comme une alliée de l'automatisation et un outil qui augmente la compétitivité de l'entreprise, tandis que les salariés sont plus sceptiques, avec de nombreux doutes pratiques.

Actuellement, il existe un déséquilibre, puisque tous les profils s'accordent sur le potentiel de l'IA lorsqu'il s'agit d'automatiser les tâches de routine et de pouvoir améliorer les produits et services, mais moins de 20 % des entreprises promeuvent des formations spécifiques, alors que la majorité des travailleurs craignent l'impact au travail.

Si l'on regarde la répartition par secteurs, les secteurs de l'audiovisuel et de l'éducation sont en tête de l'adoption de l'outil, tandis que la santé et les affaires ont un rythme plus lent, même si le manque de formation, le manque de connaissances et la réglementation des obstacles majeurs continuent de se manifester.

Dans ce contexte, le chemin à parcourir et les défis sont encore longs, puisque seulement 16 % des entreprises promeuvent la formation à l’IA. La majorité des professionnels l'exigent, mais n'y ont pas accès, c'est pourquoi les alliances entreprise-formation jouent un rôle clé, mettant en évidence les initiatives spécifiques menées par Planeta Formación y Universidades, Google ou Deloitte.

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Principales conclusions du Baromètre

Avec le baromètre, il est clair que l'IA n'est pas un outil inconnu : plus de 90 % des personnes interrogées, en Espagne, Colombie, Italie et France, en ont entendu parler, il existe donc une connaissance quasi universelle de la technologie dans les quatre pays, avec des pourcentages qui dépassent 92 % dans tous les cas. De son côté, l’Espagne se positionne comme le pays où les investissements sont les plus faibles, puisque seule une entreprise sur quatre a acquis des licences d’IA.

L’opinion la plus partagée est que l’IA est une alliée lorsqu’il s’agit d’automatiser les tâches routinières. C’est la perception la plus répandue dans tous les pays et profils analysés. Les managers insistent sur le potentiel de l’IA pour automatiser et optimiser les processus, améliorant ainsi la qualité des produits et des services.

Le manque de connaissances et de compétences dans les entreprises s'oppose à la mise en place de l'outil, principale raison dans les quatre pays. En ce sens, la formation en IA est rare (seulement 24 % de ceux qui la mettent en œuvre sont payés par des entreprises en Espagne) et 44 % des personnes interrogées qui n'ont pas de formation souhaitent la recevoir. Par ailleurs, les professionnels qui n'ont pas encore reçu de formation privilégient l'autoformation dans tous les pays sauf en France.

Il est vrai que l’IA transforme le rôle professionnel, car elle améliore les conditions de travail et réduit les tâches administratives. C’est pourquoi la plupart des managers s’accordent sur le grand impact que l’outil aura en matière de transformation et d’automatisation du travail, permettant aux professionnels de se concentrer sur des tâches à plus grande valeur, mais, actuellement, il existe un net déséquilibre lié à la formation.