L'Ibex 35 tente de maintenir les 16 000 points malgré la forte correction d'Aena

L'Ibex 35 atteint de nouveaux sommets historiques. Le sélectif s'est réévalué de 0,12% dans la séance de ce jeudi à 16.118 points et vise à nouveau son maximum d'il y a une semaine de 16.150 points, atteint la semaine dernière grâce au coup de pouce de la banque. De cette manière, la bourse espagnole se démarque des chutes survenues en Europe. L'indice sélectif cumule une hausse de 39% sur l'année et fait partie des indices les plus rémunérateurs du Vieux Continent. Les principaux marchés européens ont pour la plupart clôturé en lourdes pertes : Londres a cédé 0,42% ; Milan 0,85 % ; Paris 1,36% et Francfort 1,31%. A la clôture en Europe, les indices de Wall Street reculaient de plus de 1%, en raison de prises de bénéfices après les fortes hausses de ces dernières semaines et de doutes sur les valorisations stratosphériques de ces entreprises.

La principale référence macroéconomique de ce jeudi a été la réunion monétaire de la Banque d'Angleterre. L'institution a maintenu le taux d'intérêt de référence pour ses opérations à 4%, une décision très partagée puisque quatre des neuf membres de l'instance décisionnelle étaient favorables à une baisse du prix de l'argent d'un quart de point, à 3,75%. Une autre référence internationale a été celle du volume du commerce de détail, qui a enregistré une baisse de 0,1% dans la zone euro en septembre et une stagnation dans l'ensemble de l'Union européenne (UE) par rapport à une baisse précédente de 0,1% dans les deux démarcations, selon les informations publiées par Eurostat. En revanche, la production industrielle allemande s'est modérée à 1,3% en termes mensuels, reflétant ainsi des données bien plus faibles que celles attendues par le marché à 3%.

Il faut tenir compte du fait que les entreprises américaines ont annoncé un total de 153 074 licenciements au cours du dernier mois d'octobre, un chiffre qui représente une augmentation de 175% par rapport au chiffre du même mois de 2024 et de 183% par rapport à septembre, qui est le pire chiffre pour ce mois de l'année depuis 2003 et porte les suppressions d'emplois accumulées au cours des dix premiers mois de 2025 à plus d'un million, selon les données compilées par le cabinet de conseil. entreprise Challenger, Grey & Christmas.

Ces données sont particulièrement pertinentes étant donné le « black-out » des statistiques officielles de l'emploi dû à la fermeture du gouvernement, qui est déjà la plus longue de l'histoire, puisque jusqu'en octobre dernier, les licenciements annoncés ont totalisé 1.099 millions, ce qui implique une augmentation de 65% par rapport aux 664.839 licenciements annoncés au cours des dix premiers mois de l'année dernière. Concernant l'état actuel du litige tarifaire devant la Cour suprême des États-Unis, les experts de Banca March ont estimé que l'incertitude juridique augmente en raison des doutes exprimés par deux juges conservateurs : « Les maisons de paris donnent à peine 25% de probabilité que la Cour soutienne les tarifs », ont-ils ajouté.

Dans le secteur des affaires, encore marqué par la saison des résultats, Rovi a annoncé avant l'ouverture du marché avoir obtenu un bénéfice net de 97,7 millions d'euros au cours des neuf premiers mois de l'année, un chiffre inférieur de 14% à celui de la même période en 2024. ArcelorMittal, pour sa part, a gagné 2,975 millions de dollars (2,590 millions d'euros) au cours des neuf premiers mois de 2025, ce qui représente une avance du 72% par rapport au résultat enregistré par l'entreprise sidérurgique au cours de la même période de l'année précédente, comme l'a rapporté jeudi la multinationale, qui a salué la proposition de la Commission européenne pour le secteur, se montrant « optimiste quant aux perspectives commerciales en 2026 ».

En outre, Naturgy a été réincorporée dans les indices boursiers de Morgan Stanley, appelés indices MSCI, à compter du 25 novembre prochain, « en un temps record et en préservant ainsi la valeur de l'action », après avoir porté son « flottant » au-dessus de 18% de son capital social, comme l'a annoncé la société.

Meilleures et pires valeurs

Dans ce contexte, l'Ibex 35 a clôturé avec Logista comme valeur la plus haussière avec une hausse de 2,71%. Ils étaient suivis par ArcelorMittal (+2,43%), Unicaja (+2,22%), Repsol (+1,9%) et CaixaBank (+1,8%). En revanche, Aena est en tête des baisses avec une baisse de 5,4% due à un amendement du Sénat qui a approuvé hier le gel des taxes aéroportuaires. Viennent ensuite Rovi (-4,6%), Solaria (-3,39%), Grifols (-3,02%), Indra (-2,91%) et Acciona Energía (-2,63%).

A son tour, le prix du baril de pétrole brut Brent, référence pour le Vieux Continent, a baissé de 0,8% et s'est établi à 63,01 dollars, tandis que son prix du West Texas Intermediate (WTI), référence pour les Etats-Unis, s'est déprécié de 0,96%, à 59,03 dollars.

Sur le marché des changes, le prix de l'euro par rapport au dollar s'est établi à 1,154 « billets verts », soit 0,4% de plus que la veille, tandis que les intérêts exigés sur l'obligation espagnole à 10 ans ont clôturé à 3,165% après soustraction d'un point de base, avec une prime de risque par rapport à l'obligation allemande à 51,7 points. De son côté, l'once troy d'or s'échangeait inchangée à 3 980 dollars, tandis que le bitcoin a chuté de 2,66%, mettant en péril le niveau de 100 000 dollars.

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