Le président de Vox, Santiago Abascal, a insisté ce vendredi sur la construction d'infrastructures hydrauliques dans la Communauté valencienne comme l'une de ses revendications « indispensables » pour soutenir dans les Corts l'investiture de Juanfran Pérez Llorca, le candidat proposé par le PP pour succéder à Carlos Mazón. Concernant l'avancée des négociations entre populaires et voxistas, qui ont jusqu'à jeudi pour parvenir à un accord, Abascal s'est dit « confiant » qu'elles finiront par porter leurs fruits.
L’affirmation n’est pas nouvelle. Le leader voxiste a déjà exposé cette condition récemment au Congrès, lorsqu'il a demandé à Alberto Núñez Feijóo si les deux partis pouvaient s'entendre sur la construction de « digues et barrages », ouvrages qu'il présente comme une protection contre d'éventuels dommages, « sans craindre d'être traité de négationniste ». Il rejoint d’autres déjà connus sur l’immigration et le Green Deal.
Ces interventions, en tout état de cause, ne dépendent pas des gouvernements régionaux mais du gouvernement central, puisqu'elles touchent généralement des bassins intercommunautaires et sont donc réglementées par des organismes supérieurs. En fait, dans toute la Communauté valencienne, il n’existe qu’un seul barrage autonome, celui de Buseo, et il est considéré comme une anomalie.
Malgré cela, le PP n'a pas tardé à relever le défi, affirmant être « d'accord » avec la proposition de Vox et rappelant au passage que le « plan Valence » présenté par Feijóo après le dana comprenait des interventions dans ce sens.
Concernant la récente démission de Mazón, que Vox a couvert pendant un an pour rester en fonction, il a indiqué que cela signifiait « assumer sa responsabilité politique ». Mais il a souligné que « la responsabilité pénale du non-envoi d'aide incombe à Pedro Sánchez », qui « reste dans ses fonctions » mais qu'il considère comme « responsable de la tragédie ».
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