Accord gouvernemental | Les femmes ayant été acquittées ou n'ayant pas pu prouver des violences sexuelles seront également reconnues comme victimes.

Le Gouvernement et les autonomies sont parvenus à un accord ce lundi, lors de la Conférence sectorielle sur l'égalité, visant à respecter l'un des mandats de la loi « oui c'est oui » encore en suspens : la procédure de base et les exigences communes et nécessaires pour acquérir le statut de victime de violence sexuelle et ainsi pouvoir accéder aux droits, ressources et services reconnus dans les réglementations de l'État.

La conférence sectorielle a convenu que toutes les femmes, filles, garçons et adolescents ou leurs représentants légaux qui ont subi un certain type de violence sexuelle peuvent demander une accréditation administrative en tant que victimes, qu'ils aient ou non déposé une plainte. Mais en outre, les plaignants qui ont été acquittés ou n'ont pas pu prouver l'existence de violences, se sont vu refuser une ordonnance de protection ou l'adoption de mesures conservatoires – ou sont devenus inactifs – ou dont la procédure a été archivée ou rejetée peuvent également demander ce statut.

De même, ceux qui ont déposé une plainte mais dont la procédure pénale est en cours ou ceux qui ont une condamnation définitive avec une ou plusieurs peines déjà éteintes pour quelque raison que ce soit peuvent demander l'accréditation, à condition qu'un délai de cinq ans ne se soit pas écoulé à compter du jour suivant la notification. Également ceux qui ont retiré leur plainte.

Comme l'explique le ministère de l'Égalité, l'accréditation en tant que titre administratif sera effective sur tout le territoire espagnol et sera valable cinq ans, à compter du lendemain de sa délivrance ou à partir du moment où la victime atteint la majorité, si l'accréditation a été délivrée alors que la victime était mineure. Passé ce délai de cinq ans, elle pourra être à nouveau demandée.

Les aides

Pour parvenir à cet accord, Egalité a lancé un groupe de travail avec les autonomies de Ceuta et Melilla, qui s'est réuni huit fois. En outre, en 2023, un poste budgétaire a été créé pour aborder l'aide financière liée au fait d'être victime de violences sexuelles, déjà disponible pour la gestion dans les communautés autonomes.

D'autre part, le ministère rappelle que, indépendamment de l'accréditation administrative, les condamnations, les ordonnances de protection ou toute autre décision judiciaire constatant l'existence de violences sexuelles ou acceptant une mesure de précaution en faveur de la victime sont des titres habilitants qui certifient des situations de violence sexuelle et, par conséquent, donnent aux victimes accès à leurs droits légaux ; ainsi qu'un rapport du ministère public indiquant l'existence d'indices selon lesquels le plaignant est victime de violences sexuelles.

D'autre part, le Ministère de l'Égalité a profité de la Conférence Sectorielle pour informer les communautés de la nouvelle panne technique qu'ont subie les bracelets de contrôle télématique des agresseurs le 11 novembre, qui a provoqué une surcharge du système, qui a forcé l'activation du protocole de protection des victimes et qui a été résolue le même jour.

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