ÉDUCATEUR AUX AGRESSIONS SEXUELLES MÁLAGA | Un éducateur arrêté pour trois agressions sexuelles dans un centre de protection des mineurs à Malaga

Un homme a été arrêté comme auteur présumé de trois délits continus d'agressions sexuelles sur mineurs de moins de 16 ans qu'il aurait commis alors qu'il travaillait comme éducateur dans un centre de protection de l'enfance à Malaga. La plainte de l'une des victimes, un jeune homme aujourd'hui âgé de 21 ans, a été déterminante dans l'enquête, puisqu'il a fait part à la Police Nationale des abus subis lorsqu'il était mineur. Par la suite, deux autres plaintes se sont ajoutées, toutes s'accordant sur le fait que l'éducatrice, qui a actuellement 38 ans et ne travaille pas au centre, « a toujours choisi des victimes particulièrement vulnérables, non seulement en raison de leur jeune âge mais aussi en raison du manque de personnes de référence dans leur propre environnement familial ».

Des sources judiciaires ont indiqué que les trois victimes ont déclaré le 6 novembre devant le tribunal avoir subi des attouchements en 2015, alors qu'elles avaient entre 8 et 10 ans. Le même jour, la personne mise en examen a déclaré avoir été libérée provisoirement sans mesures conservatoires, « puisque ni le parquet ni aucune des personnes concernées ne l'ont demandé ». Cependant, le président du Tribunal d'Instruction numéro 12 de Malaga appellera à témoigner dans les prochains jours les responsables du centre d'accueil pour mineurs.

L'enquête du Groupe des Mineurs du Commissariat Provincial de Malaga a pris comme point de départ le témoignage d'un adulte qui a raconté comment, quand et qui l'avait maltraité dans son enfance. Compte tenu de la gravité des événements, les agents ont rencontré l'actuel directeur du centre pour mineurs où les événements se sont produits et ont appris qu'un groupe de mineurs a signalé des événements similaires à la direction en 2015, mais « le dossier n'a pas abouti car il n'a pas été concluant », a rapporté aujourd'hui la Commissariat de Police Provinciale. Les agents ont cependant réussi à contacter les mineurs, aujourd’hui majeurs, qui ont alors dénoncé les abus. Certains n'ont pas voulu signaler officiellement les faits parce qu'ils ne se souvenaient pas de ce qui s'était passé il y a des années, mais deux autres se sont ajoutés à la plainte qui a ouvert l'enquête.

Grande vulnérabilité

La Police Nationale a souligné que toutes les victimes présentent un profil de « grande vulnérabilité ». L'un des mineurs avait un handicap de plus de 50 % et les deux autres n'avaient aucun membre de leur famille, ils restaient donc au centre même le week-end. L'enquête indique que l'agresseur a profité de ces circonstances pour abuser des mineurs, « puisqu'il était chargé de les réveiller et de veiller à ce que tout soit en ordre pendant l'heure du coucher, tout en fonction du quart de travail qui lui correspondait ». Ainsi, les chercheurs concluent qu'il a profité de « sa position d'éducateur et de la vulnérabilité des enfants pour mener des pratiques à caractère sexuel », soit dans les chambres des garçons, soit dans la salle commune du centre, alors même que les enfants regardaient des dessins.