Le Parlement européen et les États membres de l'Union européenne sont parvenus lundi dernier à un accord préliminaire qui envisage une batterie de mesures visant à simplifier la politique agricole commune (PAC) et à augmenter le montant des aides, dans le but d'alléger le fardeau bureaucratique qui pèse sur les producteurs européens. Parmi les mesures convenues, les terres considérées comme arables au 1er janvier 2026 pourront conserver ce statut même si elles n'ont pas été labourées, labourées ou réensemencées, ce qui permettra aux agriculteurs de réaliser des économies.
De même, les députés ont réussi à augmenter les limites du soutien aux petits agriculteurs à un paiement annuel de 3.000 euros, par rapport aux 2.500 euros initialement proposés par la Commission, et un nouveau paiement unique pour le développement des entreprises allant jusqu'à 75.000 euros a été instauré, au-dessus des 50.000 euros initiaux. De plus, l'accord prévoit que les agriculteurs ne seront pas soumis à plus d'une inspection officielle sur le terrain par an et que les producteurs certifiés biologiques seront automatiquement considérés comme conformes à diverses exigences environnementales et agronomiques. L'accord préliminaire doit encore être approuvé par le Conseil et le Parlement européen avant que la réforme n'entre en vigueur.
Ces décisions s'inscrivent dans le contexte de négociations plus larges sur le cadre financier pluriannuel 2028-2034. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a récemment présenté des ajustements à sa proposition de budget, notamment des mécanismes visant à donner plus de poids aux dirigeants territoriaux dans la prise de décision et un « objectif rural » de 10 % : un seuil de dépenses qui oblige les États membres à allouer un pourcentage minimum de leurs plans nationaux au secteur, complétant les ressources déjà prévues pour la PAC et la politique commune de la pêche.
Ces mesures visent à garantir que l'agriculture et les régions plus rurales ne soient pas lésées par la concentration des fonds dans de vastes enveloppes pluriannuelles. Même si cet ajustement répond aux critiques des principaux groupes du Parlement européen et aux revendications du secteur, certains observateurs le jugent encore insuffisant pour garantir les ressources nécessaires à long terme. En effet, selon le porte-parole du Budget, Balazs Ujvari, ces changements ne constituent pas une nouvelle proposition, mais plutôt des ajustements pour la négociation et l'amélioration de la gouvernance.
Le nouvel accord lié à la PAC prévoit davantage d'aides aux agriculteurs. / Agences
Un écran de fumée ?
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a considéré ces changements comme « un bon pas en avant », tout en soulignant que « le travail continue ». Cependant, l'organisation agricole européenne COPA-Cogeca les a qualifiés d'« écran de fumée », avertissant que le budget reste insuffisant, avec moins de 15 % des dépenses totales de l'UE allouées à la PAC et aucune ressource supplémentaire pour couvrir pleinement les objectifs du secteur.
Dans ce scénario, la Région de Murcie maintient sa position active. Il convient de rappeler qu'à la mi-septembre, le président régional, Fernando López Miras, et les principales organisations agricoles ont signé un manifeste exigeant que la future PAC et le cadre financier pluriannuel reconnaissent le caractère unique du secteur murcien. López Miras a ensuite souligné que « l'avenir des campagnes est en jeu » et que l'accord vise à « dire à l'Europe que la viabilité de l'agriculture dépend d'une PAC qui réponde réellement aux besoins des agriculteurs ». Parmi les priorités de l'accord figurent le financement ajusté à l'inflation, les mesures de remplacement générationnel, la protection de l'agriculture et de l'élevage familiaux et une stratégie de résilience hydrique face à la pénurie d'eau, un défi structurel pour le Levant espagnol.